Jean-Paul Sartre versus Soeur Emmanuelle.

•février 11, 2010 • Un commentaire

Le philosophe dans huis-clos fait dire à un personnage: « L’enfer c’est les autres ».

La religieuse répond à Marlène Tuininga lors d’une interview: « Le paradis, c’est les autres. »

JF à la foi sinusoïdale ne sentant pas en veine de radicalisme ni de certitude cherche: a) S’il n’y aurait pas un middle, un petit entre-deux mignon.

b) Où ces gens ont-ils acheté leurs lunettes?

Au moins un point commun: le mauvais goût de la binocle.

Le médecin malgré lui de Molière (JB pour les intimes)

•février 8, 2010 • Laisser un commentaire

Sganarelle et Martine ont des problèmes de couple. Ils ne peuvent plus s’encadrer. Elle trouve qu’il se bourre la gueule toute la journée et que ça freine la communication, qu’il est trop violent. Il considère qu’elle est chiante (comme toutes les femmes) avec ses reproches, son envie de pognon, ses histoires de gamins et qu’elle la ramène trop.

SGANARELLE: Je bois si je veux. Je suis le boss.

MARTINE: Arrête de boire. T’es naze et s’il y a un boss ici, c’est moi.

SGANARELLE: Je vais t’en coller une, ça va te calmer, Marie couche-toi là!

MARTINE: Même pas peur! Je te jure que tu vas piger que je suis le boss international de toutes les wifes. (pour elle-même) Comment lui faire piger que je le boss international de toutes les wifes?

Martine qui est hyper manipulatrice décide de faire passer sa barrique à vin de mari pour un médecin, profession qu’il n’exerce pas. Il s’agit de faire parler une muette intitulée Lucinde et dont tout l’entourage est sans dessus-dessous. Il convient de la soigner. Et ben le gars, il ne se dégonfle pas, il simule l’inspiration médicale, dit quelques phrases qui ne veulent rien dire, mais impressionnent tout ce petit monde: Valère, Lucas, Géronte et autres. Au passage il essaye de pêcho Jacqueline, la femme de Lucas, mais râteau, bâche, elle le jette. Là où est le miracle c’est que Lucinde retrouve la parole:

LUCINDE: Je parle maintenant.

GERONTE (son père): Miracle! Sganarelle tu es Dieu lui-même!

LUCINDE: Je parle car je kiffe Léandre et ne peux plus taire ce feu.

GERONTE: Attends Luce, tu te maries avec Horace souviens-toi…

LUCINDE: Horace est complètement chiant, moi je veux Léandre. C’est mon préféré.

GERONTE: Sacrebleu, c’était mieux quand tu la fermais! Tu fais ce que je dis , c’est moi le boss.

Là ou le bas blesse: Léandre enlève Lucinde et tout le monde a l’air très con. Sauf Martine qui se réjouit parce que Sganarelle n’est plus en instance de sainteté et qu’on va le crever. Horace a vraiment les boules. Puis les gosses après leur fugue, reviennent.

LUCINDE: Papa on est revenus.

GERONTE: Les mômes, je te jure!

LEANDRE: J’ai plein de pognon maintenant. Mon oncle a clamsé. Je suis un peu le boss niveau CB, vous me donnez la main de votre fille?

GERONTE: Si tu as du fric, prends-là! Sganarelle on ne vous achève plus par pendaison. Vivez! Viva!

MARTINE: Si on ne te tue plus, essaye au moins de rester médecin. Au moins tu me foutras moins la honte!

SGANARELLE: Ok je serai docteur longtemps, très longtemps. Mais sur la vie de ta mère, c’est qui le boss?

Martine baisse la tête, elle sait qu’elle est battue à plat de couture et que c’est celui qui le dit qui l’est, et là, elle ne l’a pas dit.

Fin.

L’été meurtrier.

•février 4, 2010 • 2 commentaires

Je crois qu’Isabelle Adjani a le feu au… et que Pimpon s’est bien employé à l’éteindre avec extincteur ou autre.

Un de mes films préférés, l’incandescence de cette pimbêche de province, la poésie de ce regard de Souchon. La scène du calcul mental me fait pleurer à chaque fois. Sans répit. Les boucles d’oreilles rouges et danser.

Un film très libre et libéré. Il y fait chaud aux incertitudes et aux désirs de ces personnages-là. Un grain de folie mieux que du maïs.

Aimez-le. A en crever.

Yaacobi et Leidental de Hanokh Levin par Frédéric Bélier-Garcia.

•février 2, 2010 • Laisser un commentaire

Trio amoureux cherche à être deux, mais lesquels?

Les comédiens dansent, chantent, crient, parlent pour eux, entre eux, aux spectateurs, se mentent, s’aiment, se détestent. C’est un spectacle drôle et tristement vivant.  Un moment où la solitude est insupportable et maintient pourtant à l’Autre et au monde. Une mise en scène réveillée par le baiser des farfadets et des désillusionnés qui y croient malgré le vide abyssal de l’existence.

Breakfast at Tiffany’s.

•février 1, 2010 • Laisser un commentaire

Audrey Hepburn se porte comme un charme.

Le charme se porte comme Audrey Hepburn.

Roméo et Juliette (ou les expirants) de Shakespeare.

•janvier 31, 2010 • Un commentaire

Capulet et Montague ne peuvent pas se blairer. Du tout.

Roméo Montague est très épris de Juliette Capulet.

ROMEO (à Juliette): Si tu ne m’aimes pas je me foutrais en l’air.

JULIETTE: Trop nul! Je t’aime. Marions-nous chez Laurence.

La colombe chante, c’est un peu hot dans la chambre de Juliette.

TYBALT CAPULET (à Mercutio): Je vais te crever et avec mon épée en plus.

Mercutio meurt.

ROMEO(à Tybalt): Tu es un minable! Je vais venger Mercutio. C’est bon! Moi aussi je fais de l’épée. T’as cru quoi?

Tybalt meurt.

Roméo est banni, ruse grandiose de Laurence: faire prendre un faux poison à Juliette pour qu’on la pense morte et qu’elle ne se marie pas à Pâris, alors qu’elle est de coeur et de première noce avec Roméo. Elle aura l’air sans vie et Roméo l’enlèvera très loin pour qu’ils soient « happy face ».

Juliette boit la fiole dans sa chambre, tout le monde la croit décédée, on la fout dans le caveau des Capulet avec Tybalt.

Roméo ne reçoit pas la lettre de Laurence expliquant la supercherie, il est persuadée qu’elle n’est plus, fonce sur sa tombe (où se recueille Pâris) pour se suicider avec un brevage radical de l’apothicaire.

PARIS (à Roméo) : Tu m’as assez emmerdé comme ça, j’ai une épée, je vais te tuer.

ROMEO: Tu ne devrais pas, je suis hyper fort en épée et c’est avec moi-même que je me bats avant tout. Pars!

PARIS: Viens si tu es un homme, trouillard!

ROMEO: OK.

Pâris meurt.

Romé était bien un homme. Il ingère sa mixture: il meurt. Juliette se réveille, Laurence est là trop tard, voyant son aimé claqué, prend un poignard, se le plante là où l’on y reste, elle meurt.

Nombre de morts: 5.

Méthodes choisies: épée, poison, mixture, poignard.

Conclusion famille Montague et Capulet: « C’est con, on aurait du être copains avant. C’est pas de bol tout ça. Bon ben, on va prendre un verre? »

Fin.

L’ingénu de Voltaire

•janvier 30, 2010 • Laisser un commentaire

Un Huron débarque en  Bretagne et rencontre les Kerkabon, mais surtout Mademoiselle de Saint-Yves. Il est tout de suite très intégré, amusant, étonnant, puisqu’il ne cesse de raconter des choses pertinentes (Exemple: en huron , « faire l’amour » se traduit par « trovender »). Tout ceci anime les discussions on le nomme donc l’Ingénu. Depuis toute sa sauvagerie, il décide de se faire baptiser et ainsi, change à nouveau de prénom: Hector. Sa marraine: Mademoiselle de Saint-Yves, l’attirante dévote un peu chaude.

Lui, son but, c’est d’épouser la Saint-Yves, seulement, elle est promise à un autre, elle passe par le couvent, et un soir, intrépide, à la hussarde, il tente de la retourner pour faire son affaire, elle est outrée. Ben oui, c’est un sauvage! Il décide de rencontrer le roi et termine en prison avec un vieux. Là, une métamorphose s’accomplit, il devient philosophe, fin, cultivé, d’âme élevée. Pour le faire sortir de ce cachot, Saint-Yves se fait sauter par qui de droit et cela fonctionne. Il est libre, il prend le vieux avec lui. Ils vont se marier, tout le monde est content. Là où le bas blesse, c’est que Saint-Yves a tellement de remords de s’être offerte comme une fille de joie, qu’elle en crève. L’ingénu pleure, les Kerkabon pleure, Gordon pleure, l’abbé pleure, le sous-ministre pleure.

L’Ingénu récolte tout de même un bon boulot et du pognon au passage.

Fin.

 
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